Jean AJALBERT (1863-1947), avocat, critique d’art,
écrivain, alors administrateur de la Manufacture nationale de Beauvais depuis 1917.
Correspondance
de 11 pièces : 8 lettres autographes signées (in-12) avec en-tête de
la Manufacture de Beauvais et 3 cartes autographes signées (H 14 x L 9
cm). 1924 (2), 1925 (9). 20 pages.
Les deux premières pièces sont indubitablement adressées au
designer et peintre Francis JOURDAIN (1876-1958), la lettre du 11
décembre 1924 qui lui est adressée propose une date de rendez-vous le 19 janvier qu’il accepte
dans la carte postale du 17 décembre 1924. La suite de la correspondance a
probablement le même destinataire.
11 décembre 1924 : « Je voudrais vous voir (depuis
vingt ans) !) mais vous n’y avez
pas mis du vôtre, non plus. Ce travail urgent – un petit
projet pour les arts décoratifs
(qui pourrait devenir un plus grand) mais il faudrait
venir définir ici. Ce n’est pas
la saison – mais enfin c’est abordable. Il y a un train (…)
»
13 décembre 1924 : « Convenu cher ami le 19 ».
4 janvier 1925 : « Je vous demande de voir
d’urgence Cappiello [le peintre et affichiste
Leonetto Cappiello]. C’est urgent – intéressant – et peut
devenir une affaire
(…) Sans attendre envoyez-moi un devis (…) J’ai
envoyé une seule photo à Capiello –
Il vous la confiera ou je pourrais vous en faire tirer.
J’attends votre réponse pour le
reste ».
Le début de cette correspondance semble évoquer la commande
d’Ajalbert pour
une structure en bois devant accueillir la pièce de
mobilier l’ « écran au perroquet
» de Leonetto Cappiello montré avec succès à
l’Exposition des Arts décoratifs
en avril 1925. Ajalbert presse Jourdain.
5 février 1925 : « Je compte bien sur vous pour
cette monture dont j’attendais le
devis pour les B. Arts. Je voudrai cela d’ici le 10 ». «
Il faut la monture (…) pour
avril ».
10 février 1925 : « Ne vous préoccupez pas de la
paperasserie et travaillez. Il faut
être prêt pour fin mars ».
L’Exposition des Arts décoratifs terminée, Ajalbert commande
d’autres travaux à
partir de dessins d’élèves, semble-t-il.
10 mai 1925 : « J’ai deux travaux à vous confier
s’ils vous agréent en attendant le
grand oeuvre ».
10 mai 1925 : « J’ai besoin de la facture des deux
chaises (…) au plus tôt ».
14 mai 1925 : « J’attends votre devis, le plus
léger possible comme toujours pour
nos minables finances. Mais naturellement
s’il se présentait quelque client (…) vous
leur feriez un prix directement (…) Cela sera
exposé toute l’année à Beauvais (…)
C’est une publicité sérieuse ».
28 août 1925 : « Voici le dessin que je reçois. Il
dépasse mes prévisions pour les
moutures de travaux d’élèves. Je ne voudrais que le
strict nécessaire. Pourtant cela
m’intéresse (…) et je pense vous aussi, car cela sera
exposé, et peut amener des
suites. Alors faites les deux chaises (…) aux conditions
marquées et laissons l’autre ?
Le plut tôt… »
Envoi SOIGNÉ