Ernestine DROUET (née en 1834), poétesse, épouse Mitchell.
Cette inspectrice des pensionnats libres de
jeunes filles du département de la Seine, fut lauréate d'un concours de poésie de
l’Académie française en 1859, obtint le prix Montyon en 1864. Elle fut soutenue
par Béranger.
Correspondance de 12 lettres autographes
signées adressées au zoologiste Isidore Geoffroy
SAINT-HILAIRE (1805-1861), fils du naturaliste et zoologiste Étienne Geoffroy Saint-Hilaire.
1860-1861,
1 lettre non datée. Plus de 15 p. in-8. 20
mars 1860 : « … laissez-moi vous dire tout simplement que vous ne vous
contentez pas de vous nommer Geoffroy Saint-Hilaire et d’être un savant, mais que vous parlez
science avec la solidité d’un vrai savant et l’élégance d’un vrai poëte ».
2 lettres évoquent une commande « d’œufs
de canards de Barbarie, de poules de Hollande et même de paons ». Elle ira chercher
elle-même les œufs « et je tâcherai de ne pas commettre d’homicides par
imprudence ».
4 juin 1860 : belle lettre sur «
l’âme bonheur des larmes ». Elle précise la vraie nature des larmes,
non pas élégiaques, mais réelles : « je ne sais si j’ose le regretter ; je
crois que tout est bon ici-bas, même la souffrance ; que cela trempe les âmes
plus vigoureusement, tout en leur donnant une note plus attendrie ». Si
elle a souffert, ce n’est jamais par noblesse tout en réfléchissant à «
l’âpre bonheur à pleurer sur une mémoire aimée ».
10 avril 1861 : elle mentionne les séances
d’Isidore Geoffroy Saint-Hilaire à la Société d’acclimatation. Une de ses amies a été fort surprise d’être
convaincue « sur la question de la viande de cheval employée comme aliment ».
Elle salue « cette bonne et chère Mme Geoffroy Saint-Hilaire », la mère d’Isidore.
11 mai 1861 : la famille de l’historien
d’art Alexis François Rio et ce dernier souhaitent aller voir de plus
près « vos bêtes féroces » ; elle présente cette famille dont les membres sont très
cultivés. 24 mai 1861 : elle l’invite avec la famille Rio ainsi que les
écrivains François-Auguste Mignet et Ernest Légouvé.
29 mai 1861 : « Je suis maîtresse de
maison pour rire mais je tâche d’être poëte pour de bon ».
29 juillet 1861 : seule lettre qui évoque
son travail : « …si je n’étais dans les inspections jusqu’au cou ».
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