Olivier MÉTRA (1830-1889), compositeur, chef
d’orchestre
Lettre autographe signée. 2 pages et demie. 1858.
Le compositeur s’est fait avoir par l’éditeur Margueritat.
S’adressant au président d’un syndicat, il sollicite
l’assistance judiciaire « relativement à l’engagement [qu’il] a
contracté avec l’éditeur Margueritat (…) Cet engagement que vous
trouverez ci-joint vous parlera plus éloquemment que moi (…) Lorsque j’ai
signé cet inconcevable traité, les circonstances ne me permettaient pas alors
de réfléchir sur ses conséquences (…) Par cet acte M. Margueritat
se rend propriétaire exclusif de toutes mes compositions, ne s’engage à
n’en prendre que pour 300 francs par année, en m’interdisant de traiter
avec tout autre éditeur ».
Il précise que M. Margueritat s’est mis lui-même en dehors
du contrat en refusant de prendre ses partitions de piano, en publiant
sans envoyer d’épreuves et « en publiant pour le piano La Valse du Tour du
Monde qu’il a fait arranger par le premier venu, et tellement dénaturée
qu’on a peine à la reconnaître ».
Envoi SOIGNÉ