Ernest CHESNEAU 9 lettres autographes à CHAMPFLEURY Leech Delacroix Régnier

Ernest CHESNEAU (1833-1890), historien d’art et critique d’art.

9 lettres autographes signées adressée au journaliste et historien CHAMPFLEURY (1821-1889). 14 p. ½ in-8 ou in-12. 1865-1883.

Belle et riche correspondance.

1) 6 septembre 1865. 1 p. in-8. Il remercie Champfleury de lui avoir adressé ses Documents positifs sur la vie des frères Le Nain alors qu’il était déjà son débiteur pour l’envoi de son Histoire de la caricature antique. Il lui demande quelques semaines pour en rendre compte dans le Constitutionnel de « tout ce que [vous, ndlr] avez fait pour l’histoire de l’art ».

2) Paris, 12 juillet 1880, 1 p. in-8 (feuillet double). Il va recevoir ses Peintres et statuaires romantiques et rendre compte du 5e volume de son Histoire de la caricature. « Avez­vous parler de la caricature en Angleterre ? C’est un point qui m’intéresse à double titre, je prépare une histoire de l’école anglaise et j’ai publié il y a quelques années dans la Gazette des Beaux­Arts une étude sur John Leech ». Il demande ensuite des informations sur Régnier « qui a été modeleur (?) à Sèvres ».

3) Paris, 29 juillet 1880, 1 p. ½ in-8. Il est très sensible à ce que Champfleury dit des Romantiques (Peintres et statuaires romantiques). « Vous avez raison, John Leech n’est pas un satirique, c’est plutôt un humoriste. Cependant la collection du Punch [un magazine humoristique de satire politique] où il m’a été interdit de puiser pour la reproduction contient bien des pages curieuses de John Leech ».

 

Il attend la communication de M. Longuet [l’imprimeur puis éditeur Denis-André Longuet] des bonnes feuilles. Il va lui adresser un roman qu’il a publié l’année précédente.

4) Paris, 23 août 1880, 4 p. in-12. Le roman en question est La Chimère. En réponse à Champfleury, Ernest Chesneau, dans une bonne première moitié de la lettre, fait une analyse sur le sens de son roman et surtout de sa fin : le sujet du suicide de ses personnages : « mes amants avaient l’âme trop brute et trop pure pour y survivre, d’où la mort ».

Ernest Chesneau a écrit à l’imprimeur Denis-André Longuet pour lui rappeler son Hyacinthe Régnier, puis il continue sa lettre pour lui soumettre le grand papier qu’il adresse au romancier, feuilletoniste et dramaturge Emmanuel Gonzalès. Il souhaite faire partie de la Société des Gens de lettres et lui demande son patronage.

5) Paris, 28 août 1880, 1 p. ½ in-8. L’apostille de Champfleury a pris place au côté de celle du poète André Theuriet pour sa demande. Il a reçu de Denis-André Longuet quelques dessins du modeleur Hyacinthe Régnier qu’il demande de partager avec Champfleury.

« Vous ferez votre choix, cher ami. Il est bien convenu que je vous enverrai tout ce qui concerne Régnier, texte et dessin, dans mon volume ». Il espère que son ouvrage ira dans la bibliothèque de la Manufacture. Il évoque un article sur les livres à caricature qui est reporté.

6) Paris, 14 mai 1881, 2 p. in-8. Il est nommé adhérent à la Société des Gens de Lettres avec un rapport très bienveillant d’Alphonse Daudet.

Il remercie pour l’envoi de son livre Bibliographie céramique dont il va rendre compte. « Il y a longtemps que l’article sur la caricature en Angleterre est entre les mains de M. O. Uzanne ».

 7) Paris, 15 janvier 1882, 2 p. ½. Il apprend par le Figaro que Champfleury connaît un portrait (sépia) de Paul Foucher par Eugène Delacroix : « Où est ce portrait ? Peut­on le voir ? Peut­on prendre un croquis ? ». Ernest Chesneau lui rappelle qu'il imprime un catalogue de l’œuvre de Delacroix avec un millier de dessins.

« Connaissez-vous les charmants dessins de Tony Johannot [le graveur] qui appartiennent à Ch. Narrey [Charles Narrey, écrivain et dramaturge] 29 rue Clauzel et qui lui viennent d’Alphonse Royer ? [le journaliste] ». Il peut aller les voir facilement chez Charles Narrey.

8) Paris, 10 février 1882, 1 p. in-8. Il débute sa lettre par « mon cher parrain » (probablement depuis son parrainage à la Société des Gens de Lettres). « Dans le volume sur Delacroix que j’imprime en ce moment, le nom de M. Pierret revient souvent, surtout dans les premières années », il ne voudrait pas qu’il y ait des erreurs et se propose de lui envoyer deux notices de 1823 à vérifier. Et de poser les questions : « L’Enfant ? Qui est­ce ? Garçon, fille ? le prénom, l’âge, le rang parmi les enfants ? (…) Le portrait de M. P. n’est­il pas signé ? ».

Il a lu avec intérêt ses Cénacles romantiques, dans Le Livre.

9) Paris, 9 juin 1883, 1 p. in-8. Ernest Chesneau lui demande un double d’un catalogue d’une exposition Daumier qui eut lieu chez Durand-Ruel, il y a quelques années, car il doit faire un article assez important sur lui.

Envoi GRATUIT en FRANCE

Envoi SOIGNÉ

€450,00
| /

Inscrivez-vous si vous souhaitez recevoir nos catalogues