Ernest Hébert
(1817-1908), peintre
Lettre autographe signée adressée à Goupil (Adolphe
Goupil, marchand et éditeur d’estampes). 4 pages in-12. Rome, une autre main a
ajouté à l’encre une date : janvier 1870. À son chiffre.
Intéressante lettre sur les échanges commerciaux entre le
peintre et le marchand. Goupil attendait un tableau d’Hébert pour une vente, ce
dernier lui explique pourquoi il ne l’a pas encore réalisé.
« Vous avez dû voir par la teneur de ma dépêche à M.
Moore que j’étais content d’entrer en relations sérieuses avec vous.
Croyez que si je ne l’ai pas fait plut tôt ça n’a pas été ma faute : vous
comprendrez j’espère par quel sentiment de réserve je n’ai pas cru pouvoir vous
avertir que j’envoyais des tableaux à Paris.
Je n’ai pas oublié la demande que vous aviez bien voulu
me faire il y un an pour le petit tableau de la vente mais la loi de la
destruction de tout ce qui est pittoresque commence à se faire sentir aussi à
Rome. Le jour où je suis venu au Lavatore del Papa pour exécuter le tableau de
la vente j’ai trouvé un joli toit (…) juste porté par la colonetta en fer creux,
un escalier très proche des lanternes à gaz enfin tout ce que je déteste le
plus ; je me suis donc retiré, le cœur serré de ce nouvel échec, de cette
disparition d’un coin plein de caractère devant la civilisation moderne. Voilà
pourquoi vous n’avez plus entendu parler de la vente. Je pensais du reste que
vous l’aviez oubliée au milieu de tant d’affaires plus intéressantes. Recevez
mes remerciements pour votre souvenir. Vous pouvez compter qu’à l’avenir je ne
craindrai de vous donner avis de mes envois tableaux et entre autres de celui
de la jeune fille dont vous a parlé M. Mégessier. Quand vous réglerez
l’affaire d’argent avec mon ami M. Moore, n’oubliez pas que je suis toujours
votre débiteur d’une somme de 600 et quelques francs pour la photographie du
Cortone de Raphael. C’est le moment enfin de m’acquitter envers vous ».
« Dites à Gérôme que j’ai commencé quelque chose
pour sa vente ».
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