Ferdinand DENIS 2 lettres autographes signées Bahia à BOILLY Auguste BARBIER

Ferdinand DENIS (1798-1890), historien, voyageur, un des premiers spécialistes en France du Brésil, administrateur de la bibliothèque Saint-Geneviève.

2 lettres autographes signées.

1) Lettre autographe signée au peintre Jules (Julien-Léopold) BOILLY, ou Boil, un ami d’enfance. 2 pages in-4. Bahia, 19 juin 1819.

« Après avoir été trois ans sans vous écrire une seule fois, il vous paraîtra singulier que je m’en avise maintenant en mettant mon long silence sur le compte de la paresse vous aurez rencontré assez juste car je crois que vous me connaissez trop bien pour penser que l’amitié que vous m’avez témoignée ait été mise en oubli ; dans aucun cas, cela ne peut exister.

Il n’est jamais trop tard pour tenir la promesse a-t-on dit depuis longtemps, à mon avis rien n’est plus juste aussi recevrez-vous par cette occasion ma petite caisse contenant des papillons qui, à mon grand regret ne sont (ne sont) pas paré de bien riches couleurs en raison de la saison peu convenable à leur chasse, mais parmi lesquels il s’est trouvé je crois d’assez précieux (…) Pour peu qu’ils vous fassent le moindre plaisir.

J’ai appris par mon frère vos succès dans l’art que vous avez embrassé. Ils ne me surprennent pas mais ils n’en font pas moins un sensible plaisir. J’espère que la fortune se joindra un jour à la gloire n’en doutez pas je serai un des premiers à m’en réjouir.

J’ai mis vos insectes (…) dans une boîte à insectes appartenant à M. (?) marquée à votre nom, mon père vous la remettra ».

 

2) Lettre autographe signée au poète et critique d’art Auguste BARBIER (1805-1882). 1 page in-8. Paris, 1857.

Auguste Barbier lui a demandé des noms de femmes péruviennes. Il en cite quatre « mais fort peu euphonique (…) Cusi-Coryllar figure dans un drame péruvien écrit en quichua, c’est le nom d’une héroïne célèbre, elle aime je crois Ollanta, chef malheureux, dont le nom féminin vous eut peut-être mieux convenu pour l’enchâsser dans quelques-uns de ces beaux vers que vous nous donnez trop rarement ».

Il lui demande également s’il a entendu parler d’une relation commune.

En post-scriptum : « Notre énorme volume a paru et le libraire semble content. Tout le monde est effrayé de cette besogne et les bibliographes de profession ne se montrent pas trop hostiles à notre oeuvre ». Probablement fait-il allusion au Nouveau manuel de bibliographie universelle ?

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