Jules Jacquet
(1841-1913), graveur, peintre
5 lettres autographes signées : 2 pages in-8
(datée 1873), 3 pages in-8, 1 page in-8, 1 page in-12, 1 page in-12.
Intéressant ensemble sur les pratiques commerciales du
graveur.
Dans la première lettre, Jules Jacquet qui écrit à son
éditeur, demande qu’il calme ses inquiétudes et qu’il garde son estime pour une
nouvelle tentative auprès de ses collègues graveurs. En effet, Jacquet n’arrive
pas à trouver une personne pour faire les fonds de gravures au prix voulu. Il a cependant été en contact avec une
femme : « une blonde jeune fille assez soigneuse mais sans
autre mérite, ne m’a demandé pour faire les fonds que 60 f par planche. C’était
hier, j’espérais bien la tenir cependant d’après ce qu’on m’avait dit qu’elle
n’avait pas de travaux, mais devant ses prétentions qui étaient moindre
cependant que celles des graveurs mâles, j’ai dû l’ajourner ».
Ensuite, il demande à son éditeur de cherche de son côté « dans des
prix possibles », il serait son obligé. En effet, il n’a eu que des
refus de quatre graveurs, l’un demandant 100 francs, l’autre d’être payé par
mois, etc. Il conclut : « Tous ces gens-là, que je n’ai pas
l’avantage de connaître ont l’air de me prendre pour un exploitateur d’hommes
ce qui me fait bien rire ».
Dans la deuxième lettre, Jacquet, tente de dénouer un
différent commercial. Il a travaillé pour 60 f la planche pour son
correspondant, or il avait toujours dit que c’était insuffisant. Il a néanmoins
terminé le travail pour 29 planches. Son correspondant a cru qu’il allait
continuer à ce prix. Jacquet écrit : « il n’y a jamais eu
d’engagement entre nous et vous allez, je pense, un peu plus loin en pensée
qu’il ne vous était possible d’aller en pratique (…) la position était
donc bien nette, vous ne pouviez payer plus, et moi je ne gagnais rien du
tout ».
On lui offre des travaux bien payés : « il
n’y a aucune raison qui m’oblige à faire votre fortune au détriment de la
mienne, j’ai accepté ».
Il est joint trois lettres dans lesquelles : il
souhaite une commande d’un grand cuivre, d’avoir pour ses archives une épreuve
sur chine des deux dernières planches, renvoie une planche car il ne pourra la
travailler pour la date prévue.
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