Les portraits photographiques de personnalités
Les portraits photographiques de personnalités : expertise et authenticité des tirages
Des images recherchées depuis les débuts de la photographie
Les liens entre l’écriture manuscrite et l’image sont nombreux. Les lettres illustrées en sont un parfait exemple. Vous en trouverez sur le site.
Les portraits de personnalités en relation avec les auteurs/autrices de lettres autographes ou de manuscrits constituent une synergie somme toute traditionnelle que les collectionneurs sont nombreux à mettre en valeur.
Les types d'images photographiques se présentent généralement comme suit :
photographie de presse ;
photographie anonyme ;
photographie d’amateur ;
photographie de famille.
Vous trouverez également sur le site quelques photographies dites « signées ». Elles peuvent être "tamponnées", c'est-à-dire avec un cachet du photographe au dos ou véritablement signées sur le tirage.
Les liens qui nous intéressent entre l’écrit et la photographie et que nous préférons se présentent comme suit :
Le cas particulier des cartes photos ou photos cartes ou photographies au format carte de visite.
Elles apparaissent au milieu des années 1850. De nombreux studios voient le jour dans toute la France. Techniquement, il s'agit d'un tirage photographique sur papier albuminé à partir d'un négatif verre, tirage qui est contrecollé sur carton dont le format est d'environ 10 x 6 cm. Le plus célèbre studio de ce type est celui, à Paris, d'Eugène Disdéri. Les personnalités en vue, les membres de familles bourgeoises, des inconnus se font ainsi "tirer" le portrait.
On se donne les cartes photos, mais aussi on les collectionne dans des albums de famille (voir La bourgeoisie en portraits. Albums familiaux de photographies des années 1860-1914). Et on les collectionne encore de nos jours. De très nombreuses personnalités littéraires, artistiques, scientifiques et politiques ont ainsi été immortalisées.
L'initiateur entrepreneur fut Eugène Disdéri. D'autres grands photographes ont réalisé des portaits : Etienne Carjat, Piette Petit et bien sûr Nadar.
Beaucoup d'études ont été menées sur ce phénomène qui devint très populaires. Mentionnons le livre de François Boisjoly (avec le concours de Jean-Luc Pinol) : La photo-carte : portrait de la France au XIXe siècle (Lyon, Lieux Dits éditions, 2006).
Vous pouvez aussi lire Le portrait carte-de-viste sur le site de la BNF.
Tirage d'époque ou tirage postérieur ?
C'est une problématique qui se pose au vendeur de photographie. La grande majorité des collectionneurs cherchent à acquérir des épreuves d'époque, dites aussi "vintage", c'est-à-dire réalisées, et plus exactement développées, au moment de la prise de vue avec éventuellement une échelle de temps de quelques années, certains acceptent une dizaine d'années. Rien n'est fixé.
Voilà pour la théorie. Dans la pratique l'authentification de la qualité "d'époque" d'un tirage peut se révéler difficile. Il faudra alors faire des recherches, identifier l'existence du tirage par des preuves, le comparer à d'autres, analyser le papier. Un véritable travail d'expertise se révèle ainsi nécessaire.
Le véritable tirage postérieur est lui réalisé avec le négatif d'origine, mais bien après la prise de vue. La parfaite cohérence voudrait que cela soit fait sous le regard ou la direction du photographe, voire de ses ayants droit. Le tirage postérieur peut comporter un cachet au dos mentionnant cette qualité avec même une date de réalisation.
Et le contretype ?
C'est une photo d'après une autre photo. C'est fut une pratique courante, surtout dans la photographie de presse, dont les agences diffusaient de très nombreuses épreuves. Il faut, par un travail d'expertise, savoir les identifier. On trouve aussi de nombreux cas de contretypes au XIXe siècle.