Les autres photographies de collection

Aperçu du vaste univers de la photographie documentaire et de collection

 

Tout comme dans notre série de portraits, vous trouverez également sur le site quelques photographies dites « signées » (avec le cachet du photographe au dos) par des auteurs reconnus ou non. Ces photographies relève de l'histoire de la photographie et des photographes un peu de la même manière que celle qui nous narre l'histoire de l'art.

Cependant, notre section présente principalement des photographies que j’appellerai « de témoignage » qui ont, moins qu’une valeur « artistique » (qui n’est cependant pas non plus absente de certains tirages), un contenu documentaire qui témoigne d’un lieu, d’un événement, ou d’une activité. La photographie documentaire, considéré comme un domaine de la photographie, se distingue généralement de la photographie "artistique", "plasticienne", etc., même si les frontières sont floues. Historiens et théoriciens de la photographie n'ont cessé de réfléchir à son statut.

Ces photographies se présentent sous la forme de : 

photographie de presse ;

photographie anonyme ;

photographie d’amateur ;

photographie de famille.

Ces photographies se révèlent parfois insolites, spectaculaires, tendres, silencieuses, minimalistes, mais toujours intéressantes à regarder et sont, dès leur tirage, des images de collection, d'autres le deviennent au fil du temps.

Le site possède de nombreuses rubriques. Citons-en une : « Travail, métiers, industrie ». Les photographies qui y sont proposées sont des témoins visuels de l’homme ou de la femme au travail dans les ateliers, en usine, dans les champs, etc. Ce n’est pas forcément la composition photographique qui prime alors, mais le témoignage : le regard de ces femmes et de ces hommes, leurs activités, leur environnement... La photographie documentaire possède souvent un rôle social.

Une autre support intéressant est celui qui provient des albums photographiques. Un album est parfois l’égal d’un journal intime. Il devient un livre passionnant sur la vie d’un individu, ce qu’il veut montrer, ce qu’il laisse entrevoir, ce qu’il cache éventuellement.

Des sources diretes de connaissance

Sans être un historien professionnel - même si je suis diplômé en histoire de l’art - je considère les photographies et les documents manuscrits comme de sources directes et souvent uniques pour l’histoire (tout comme les autographes). Dans cette approche, je tâche de mettre en valeur les documents manuscrits ou photographiques en interrogeant leur contexte. C’est un travail passionnant qui nécessitent parfois beaucoup de temps de recherche.

Cette approche m’amène aussi à m’intéresser éventuellement à des photographies que l’on ne regarde pas ou si peu. Par exemple, les portraits réalisés par des photographes ambulants ou en studio au cours du XIXe siècle dans les villes et les bourgs de France ou d’ailleurs. Exécutés par des photographes professionnels, ils sont techniquement d’une réalisation très aboutie.

Pour aller plus loin

Une fiche pédagogique d'Images singulières présente les fondamentaux de la photographie documenaire et quelques uns de ses représentants les plus connus.

Le site photodoc (ou les nouvelles écritures de la photographie documentaire) est une plateforme d’exploration et de soutien à la photographie documentaire.

Tirage d'époque ou tirage postérieur ?

C'est une problématique qui se pose au vendeur de photographie. La grande majorité des collectionneurs cherchent à acquérir des épreuves d'époque, dites aussi "vintage", c'est-à-dire réalisées, et plus exactement développées, au moment de la prise de vue avec éventuellement une échelle de temps de quelques années, certains acceptent une dizaine d'années. Rien n'est fixé.

Voilà pour la théorie. Dans la pratique l'authentification de la qualité "d'époque" d'un tirage peut se révéler difficile. Il faudra alors faire des recherches, identifier l'existence du tirage par des preuves, le comparer à d'autres, analyser le papier. Un véritable travail d'expertise se révèle ainsi nécessaire.

Le véritable tirage postérieur est lui réalisé avec le négatif d'origine, mais bien après la prise de vue. La parfaite cohérence voudrait que cela soit fait sous le regard ou la direction du photographe, voire de ses ayants droit. Le tirage postérieur peut comporter un cachet au dos mentionnant cette qualité avec même une date de réalisation.

Et le contretype ?

C'est une photo d'après une autre photo. C'est fut une pratique courante, surtout dans la photographie de presse, dont les agences diffusaient de très nombreuses épreuves. Il faut, par un travail d'expertise, savoir les identifier. On trouve aussi de nombreux cas de contretypes au XIXe siècle.