Eustache-Marie Courtin (1769-1839), magistrat, avocat.
Nommé par Napoléon
avocat général à la Cour impériale de Paris, Courtin devient provisoirement
préfet de police de Paris en 1815 pendant les Cent-Jours. Opposé au retour des
Bourbons, il doit s’exiler en Belgique lors de la Seconde Restauration, mais
revient en France dès 1818.
On se souvient
aujourd’hui d’Eustache Courtin comme directeur de publication et aussi auteur de
L’Encyclopédie moderne ou Dictionnaire abrégé des sciences, des lettres et
des arts, avec l'indication des ouvrages où les divers sujets sont développés
et approfondis en 26 volumes ! Ils paraissent entre 1824 et 1832. Une
publication dans la grande tradition des Lumières.
23 lettres autographes signées (une trentaine de pages in-8) adressées à
l’érudit, orientaliste, et écrivain, l’abbé de La Bouderie (1776-1849),
chanoine honoraire de Notre-Dame. 18261832.
Les lettres
relatent des échanges d’articles sur la religion catholique, ses thèmes et son organisation.
Il est joint 2 lettres autographes signées témoignant de son allégeance royaliste.
En effet, l’homme
navigue dans les méandres politiques de la Seconde Restauration qui voient les
forces ultras et libérales s’opposer. Ancien serviteur de l’Empire, il se revendique
surtout royaliste.
Lettre autographe signée adressée au préfet de police Guy Delavau. 1 p.
½ petit in-4. Paris, 8 mai 1822. Trou d’ouverture par cachet. La lettre est
annotée « lui seul », « lettre confidentielle ».
Il a appris qu’il
figurait « sur une liste dite libérale comme secrétaire de la section des électeurs
qui doivent se réunir à la loterie ; je n’ai ni provoqué, ni blâmé cette
inscription ; je ne m’écarte point de la ligne qui m’est tracée ». Ayant la
confiance de fidèles serviteurs du roi, il rappelle son exil, se définit comme
un « sujet fidèle et reconnaissant de [son] retour dans [sa] patrie
».
Lettre autographe signée adressée au Contrôleur général Monsieur
Thomas. 3 p. in-8.
« Mon vote sera pour tous les candidats royalistes (…) quoique je parusse secrétaire
libéral, dignité que je n’ai pas recherchée mais acceptée pour servir la bonne
cause et après en avoir informé le conte Jules de Polignac ». Il a refusé l’étiquette
« d’exilé rentré ». Il donnera sa voix aux candidats royalistes.
« Je suis anti-libéral par caractère, par tous les actes ma
vie publique ».
On ajoute une 3e lettre
autographe signée adressée à un banquier, car il s’est porté caution. 30 mars
1826.
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