Pierre
DOMINIQUE, de son vrai nom Pierre Dominique Lucchini (1889-1973),
écrivain, polémiste et journaliste, originaire d'Aullène en Corse
5 lettres autographes signées à
son éditeur. Bel ensemble.
1) Lettre autographe signée
adressée à un ami, probablement son éditeur chez Grasset. 2 pages et demie
in-8. Sans lieu, ni date (vers 1925).
Riche lettre sur sa production
éditoriale.
Il rappelle qu’il a été prévu de
réunir au Divan (la revue) « 4 artistes sur Montherlant, Morand, Cocteau
et Drieu La Rochelle, avec un prologue et un épilogue ».
Son correspondant lui rappelle
que c’était « assez normal qu’ils fussent étudiés » car ils étaient des auteurs
de la maison. « J’ai donc donné cela à Martineau [Henri Martineau,
critique littéraire] et cela paraîtra à 1 000 exemplaires vers le 1er
octobre».
D’autre part, il a montré à son
remplaçant les Chroniques corses « qui sont au point » et qu’il envoie à
Halévy. Il lui a précisé qu’il avait toujours à disposition Les Danubiennes qui
sont aux mains de Chaumeix [le critique littéraire André Chaumeix].
Il évoque également La Proie de
Vénus qui paraîtra chez un autre éditeur (Les OEuvres libres). Enfin, il lui
signale qu’il a roman, déjà écrit, mais pas encore au point « et qui
s’appellera Les Mercenaires ». « Soit 4 bouquins pour vous, sans parler d’une
réédition possible des Contes désobligeants. Je crois que c’est plus que vous
ne pouvez absorber ». Si bien qu’il lui demande l’autorisation de publier
sous forme de petit pamphlet un recueil de notes sur « les choses allemandes
» par les Éditions du Siècle qui sont d’accord.
2) 2 lettres autographes
signées adressées à Louis Brun (le bras droit de Bernard Grasset). 1 page
in-8 et 1 page et demie in-8. Sans lieu, ni date.
À propos des Danubiennes
1) « Avez-vous dit un mot pour
mes « Danubiennes » à Chaumeix [le critique littéraire André Chaumeix] ? Ce
serait peut-être le moment qu’il le mettre en avant ». Il lui rappelle que Les
Œuvres libres lui demandent La Proie de Vénus. Il ajoute « Les Pamphlets du
Siècle vous donner dans 3 jours Deux jours chez Ludendorff, premier tirage à 5
000… ».
2) « J’avais oublié de vous dire
qu’avant d’être sortis chez vous en 1923, les Danubiennes avaient été proposées
à la Nouvelle Revue Françaises et au Mercure de France qui, pour les mêmes
raisons que la Revue de Paris (trop subtil et trop immoraliste) les avait
refusés. Ma dignité m’interdit d’y retourner bien que depuis il y a eu le prix
Balzac. Dans ces conditions je me demande si le mieux ne serait pas de m’en
débarrasser en les donnant à quelque éditeur qui m’en ferait une édition à 800
ou à 1 000 exemplaires, sur assez beau papier (…) j’ai conscience d’avoir
dépassé la formule des Danubiennes qui ne me plaisent plus et me plairont bien
moins encore dans un an ». « Vous aurez les Mercenaires comme il a été convenu.
3) Lettre autographe signée
probablement adressée à Louis Brun (le bras droit de Bernard Grasset) . 1
demi-page in-8. Sans lieu, ni date (1925).
Il lui envoie le « vient de
paraître de Mercenaire ». « J’ai calculé d’après celui de Poulaille [Henry
Poulaille ]». « Je pense que Grasset mettre ma photo dans le coin ».
4) Lettre autographe signée
adressée à Louis Brun (le bras droit de Bernard Grasset) . 1 page in-8. Sans
lieu, ni date.
Il signale à son correspondant
qu’il a écrit à Carluccio ( ?) « qu’il serait tout à fait content
d’écrire dans Gringoire, que ce ne sera sans doute que partie remise, mais que
je ne peux pas, pour l’instant ». Il part et doit lire deux livres de G.
des…
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