Léon RIESENER (1808-1878), peintre.
Lettre autographe signée adressée au peintre Adrien DAUZATS (1804-1868).
3 p. ½ in-8. 13 mars 1849 par rmarques postales.
Quand les artistes
eux-mêmes prenaient position sur le réaménagement du musée du Louvre.
Intéressante lettre qui critique le projet
de réfection du musée du Louvre dont les crédits viennent d’être votés par la
Chambre. Léon Reisener réagit à un article de Prosper Mérimée paru le 1er mars
1849 dans la Revue des Deux Mondes intitulé « Restauration du musée »
Léon Riesener rappelle à Adrien Dauzats qu’il n’a pas fait paraître son
« épître » sur la réfection du musée. Il lui annonce que vient de
paraître dans la Revue des Deux Mondes « un morceau de Mérimée sur le même
sujet qui peut [lui] être utile. Il y est dit que moins on mettra de
tableaux dans le grand salon plus ils feront bon effet. L’idée me semble tant
soit peu champenoise. Plus loin Mérimée fait prévoir que l’on mettra des
statues de marbre dans le salon carré pour en faire comme vous savez un cabinet
complet au goût de M. Thiers et consorts »
« Enfin, il fait
pressentir que malgré le vœu de la Commission on en reviendra peutêtre au
projet des boiseries et des compartiments, qu’il ne faut pas entraver
l’architecte, jamais âne cependant n’a mieux mérité de l’être, quoi fautil le
laisser libre d’user à sa façon de nos plus rares richesses pour en faire une
décoration en son honneur. Il ne doit être libre de rien du tout en cette
circonstance. A quel titre peutil être l’arbitre des trésors d’un art qu’il ne
connaît seulement pas ».
Riesener mentionne
un autre article paru dans le Feuilleton du Siècle
et qui « patauge aussi dans la
question ».
Enfin, le peintre
évoque le « rapport de Galimard (le
peintre et critique d’art Auguste Galimard) sur
les 72 » :
« s’il valait une réplique on pourrait soumettre
celleci dans certains journaux. Il est très possible que M. Galimard ne
connaisse pas les 72 délégués des peintres car ceuxci ne connaissent M.
Galimard que par la lettre qu’il leur a adressé lors du jugement des figures de
la République et dont ils font part au public pour qu’il connaisse aussi comme
eux M. Galimard » et évoque
une lettre que possède Alexis Joseph Pérignon « qui est curieuse ».
En 1849, Philippe-Auguste
Jeanron était le directeur du musée, l’architecte évoqué est Félix Duban.
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