Mary Augusta Ward (1851-1920),
romancière britannique.
Personnalité importante de la vie littéraire anglaise de la
fin du XIXe siècle, elle fut une autrice prolifique s’interrogeant dans ses
romans situés dans la campagne anglaise sur son éducation religieuse, la foi et
le déclin de la morale. Son nom est aujourd’hui associé à sa politique innovante
d’aide aux plus démunis et à la création de foyers éducatifs comme The
Settlement à Londres. Soutenant l’intégration des femmes à l’université d’Oxford,
elle milita en revanche contre leur droit de vote, sauf aux élections locales.
La correspondance cite plusieurs fois Marcella, un roman d'amour en trois volumes, d'inspiration sociale,
sur fond de conflit entre conservatisme et trahison socialiste.
21 lettres adressées en
anglais à Julie de Mestal-Combremont (1863-1954), romancière et une de ses
traductrices pour le français.
- Lettre dictée, signature autographe. 3 p. in-12. 8 avril 1890.
Mary Augusta Ward remercie pour l’envoi de la Revue des Deux Mondes dans lequel Gaston
Bonet-Maury a signé un article sur ses ouvrages, elle regrette néanmoins
certains faits inexacts dans son compte-rendu. Concernant son texte Marcella, qui doit être prochainement
publié dans la Revue, elle accepte
quelques coupes si Ferdinand Brunetière les juge nécessaire. Elle s’excuse de cette
lettre dictée, car elle a mal à sa main (ajout et signature autographes).
- Lettre dictée, signature autographe. 2 p. in-12. 23 mai 1895.
Apparemment la publication de Marcella dans la Revue des Deux
Mondes ne va pas se faire. Elle est désolée, en confie les droits de
traduction à Julie Mestal-Combremont à charge pour elle de trouver un autre
éditeur.
- LAS, 2 p. in-12. 16 juillet 1895.
Sans nouvelle de la traduction et de la publication de Marcella, elle va donc essayer de
trouver par elle-même un autre arrangement à moins qu’elle ne reçoive d’un
éditeur en France un engagement ferme ; elle laisserait alors à Julie de
Mestal-Combremont les droits.
- LAS, 4 p. ½ in-12. 11 octobre 1898.
Mary Augusta Ward soulève le problème des coupes dans le
texte de Marcella. Elle ne semble pas
d’accord (« it seems to me that it should
produce any artistic effect at all, if it is curtailed by more than a few passages
here and there ». Le livre devrait alors être réécrit ce qui n’est pas
possible.
- LAS, 3 p. in-12. 30 décembre 1900 et LAS, 3 p. in-8. 5 mars
1901.
La traduction de Marcella
doit être publiée dans le Journal de Genève.
Elle est d’accord avec les conditions de l’éditeur et ne formule plus
d’objections pour les coupes dans le texte, même si elle pense que cela enlève
de la valeur artistique à son ouvrage.
- LAS, 1 p. in-8. 15 avril 1901 et lettre, sous dictée, signature
autographe, 1 p. ½ in-8. 6 avril 1902.
Lettres qui évoquent la publication de Marcella sous forme d’un ouvrage et des risques à partager.
- LAS, 4 p. in-12. 5 décembre 1902.
Elle a reçu le livre Marcella
et elle est très satisfaite. Elle a entendu dire que la traduction
reflétait bien le texte original. Elle lui envoie une photographie dans une
biographie autorisée (qui n’existe pas).
Mary Augusta Ward lui transmet aussi des documents sur ses
activités sociales : sur une école pour enfants handicapés (institut Tavistock)
à Londres, des articles de presse qu’elle a signés, notamment dans le Times sur « the first Vacation School in
London, also at the Settlement » : une école pour les enfants qui ne partent
pas en vacances afin de ne pas les laisser dans la rue, oisifs. Elle va en
parler dans La Vie Heureuse.
- Lettre, sous dictée, signature autographe, 2 p. in-12. 11 janvier
1903 et LAS, 4 p. in-12. 15 janvier 1903.
À propos de la traduction de Lady Rose’s qui a été confiée par Ferdinand Brunetière à Mme Blanc
et s’excuse du contretemps pour Bessi
Costwell. Elle espère une seconde édition pour Marcella. Sir George Tressady
va être publié dans la Revue de Paris
et elle compte demander une somme conséquente. M. A. Ward évoque les
coupures possibles pour Sir George
Tressady, mais souligne que détruire le cadre politique, ce serait enlever
la valeur historique du récit.
- LAS, 3 p. ½ in-12. 11 mai 1903.
Elle est désolée pour tous les problèmes liés à ses livres.
Elle cite un certain Monsieur Perrin à propos de Sir George Tressady et pense que Hachette va publier The Marriage of William Ashe. La
traduction de Helbeck of Bannisdale a
été confiée à une autre personne alors qu’elle ne se souvient pas d’avoir cédé les
droits, elle s’en excuse. Elle mentionne le décès de Marie Claire Souvestre (1835-1905), pédagogue, féministe,
traductrice et philanthrope qui est une grande perte pour elle.
- LAS, 3 p. ½ in-12. 27 mai 1903.
Elle organise la venue de Julie de Mestal-Combremont en Angleterre.
- LAS, 5 p. in-12. 3 décembre 1905.
Elle s’excuse de n’avoir pas répondu à ses lettres
concernant les coupes proposées pour The
Marriage of William Ashe, car elle a dû finir Fenwick's Career. La suite de la lettre infirme ou confirme les propositions
de coupes.
- 3 p. in-12. 7 février 1906.
M. A. Ward la remercie pour sa proposition de titre pour The Marriage of William Ashe, mais c’est
Monsieur Fouret qui prendra la décision. Ce n’est pas la peine d’envoyer les
épreuves, car elle est sûre que tout est excellent.
- CAS, 4 avril 1906. 9 x 14 cm.
À Paris, elle est obligée d’annuler un rendez-vous avec elle.
- LAS, 3 p. in-12. 8 décembre 1908.
À propos d’une pauvre amie commune qui souffrirait de solitude.
- LAS, 3 p. in-8. 17 juillet 1909.
Faute de temps, elle n’a pas pu accepter l’invitation du professeur
de philosophie et homme de lettres Firmin
Roz (1866-1957) de la Société des conférences.
L’organisation de la scolarisation des enfants à Londres lui
a pris plus de temps qu’escompté, même avec trois secrétaires et l’aide de sa
sœur, car tout cela repose sur ses épaules.
- LDS, 2 p. in-4. 28 octobre 1915 (enveloppe conservée).
Elle lui demande de trouver un arrangement avec la Revue des Deux Mondes à propos d’un ouvrage
qui fera « trio » avec Lady Rose’s daughter
et William Ashe, soit un regard sur
la campagne anglaise et la vie politique.
Elle évoque le conflit mondial, les Dardanelles, cite les exploits
de Humphry.
« … however on’s faith
is in the ultimate victory of right and freedom ».
- CAS, 3 novembre 1915. 9 x 11 cm (enveloppe conservée).
Elle lui envoie des articles.
- LAS, 1 p. in-8. 18 novembre 1915.
À propos de la publication en France de The Coryston Family ; négociation entre Journal des Débats et la Revue
de Paris. Elle évoque aussi Lady Connie.
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