Maurice Barrès (1862-1923),
écrivain et homme politique français, figure de proue du nationalisme français
1) Lettre autographe signée.
1 page in-8. En-tête Chambre des Députés.
Amusante lettre sur une dame et une petite fille :
« ...et disent qu’elles ont faim ».
Il voudrait le « Ramé maroquin » que son
correspondant a vu rue Lafayette. Il s’agit sans doute de Grammaire de Pierre
de La Ramée.
2) Lettre autographe signée.
1 page in-12. Sans date.
« C’est fantastique, mon ami, que vous ayez su
pour l’élection avant ma dépêche ! (...) C’est moi-même qui, un
peu après, les ai annoncés au secrétaire de la Guerre ».
Il va lui téléphoner, mais ajoute « qu’aujourd’hui
tout est dans le Figaro pour Clermont-Ferrand ».
3) 2 lettres adressées au chef de service « petite
vitesse » des chemins de fer.
1 lettre dactylographiée signée. 1 page in-4. 13 novembre
1923. En-tête Chambre des Députés. Avec enveloppe.
1 lettre manuscrite signée. 1 page et demi. 17 novembre
1923. En-tête Chambre des Députés. Avec enveloppe.
Maurice Barrès se plaint de n’avoir pas reçu des colis qu’il
a envoyé en petite et grande vitesse de la gare de Charmes (Vosges). Il écrit à
deux reprises au chef de Service « Petite vitesse ».
Il s’agissait pour les colis en petite vitesse de
« trois malles et un panier de vêtements, deux caisses de confiture, une
caisse de livres, une malle à chapeaux. »
Pour les colis en grande vitesse : « 3 sacs de
légumes et une caisse de fruits ».
4) Lettre autographe signée adressée à un ami.
1 page in-4. Strasbourg, 27 novembre 1920.
Maurice Barrès est alors député. Lettre politique sur
l’Alsace et les relations avec l’Allemagne.
« … avant de rentrer à Paris, je vous dois le
plaisir que j’ai eu de vous voir d’accord. Vous et tous les vôtres, qui
connaissez si bien ce qu’il y a de beau et de fait en Allemagne, vous
devez aussi nous en montrer le poison et le contre-poison. Que faut-il
accepter ? Que faut-il renforcer ? Comment dissocier leurs valeurs et
leurs défauts ? Ce travail que vous demandez à l’Alsace, nous le demandons
à des Alsaciens tels que vous. Il y a eu des franco-rhénans (… ?)
par nos révolutionnaires et des administrateurs du début du XIXe siècle.
Peut-on récuser cette espèce humaine ? Je suis bien heureux que vous
posiez le problème.
Je vous serre la main bien affectueusement. Amitiés à
Hervé. »
5) Lettre autographe signée.
1 page in-8. 21 janvier 1907. En-tête chambre des Députés.
Il donne rendez-vous pour « expliquer la chose »
« Je suis bien ennuyé si je vous ai fait du
tort ».
« Je vous expliquerai la chose. C’est vrai que votre
portrait est charmant ».
6) Lettre autographe signée adressée à
l’écrivain Paul Hervieu (1857-1915), nom ajouté à la mine de crayon.
2 pages ½. Nice, sans date [vers 1896].
Bel hommage au romancier Paul Hervieu.
L’écrivain le remercie tout d’abord pour son « admirable
livre (...) Je vous ai aimé là, comme je vous ai aimé à chacune de vos
nouvelles étapes. Mais jamais je n’ai mieux senti ce que je goûte si fortement
chez vous : la sincérité de l’émotion, son accent poignant, le pathétique
d’un être frémissant ».
Ils se rencontrent certes à travers les textes, mais ils ne
se connaissent pas, car ils n’ont pas été amis et partagé leur vie à l’âge de
vingt-cinq ans. Cependant, dans ses livres, Barrès retrouve « un
être pour qui [il a] des sentiments si affectueux, si
parents ».
Il évoque par un tour de phrase un des précédents ouvrages
de Paul Hervieu L’Esquimau : « ...votre
esquimau aimait le phoque ». Il le félicite aussi pour son
avant-dernier livre et a ressenti « des vérités sublimes ».
« En regardant la manière noire des Espagnols, je pensais au plus
récent ».
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